Ejnclke Le mot de la présidente – “Tibet – les Enfants de l'Espoir”
Le mot de la présidente

Le mot de la présidente

(Ghislaine Rigamonti)

“ C’est en des circonstances particulières que j’ai pris le relais, ce 28 juin 2012, et que j’assume depuis cette date la présidence de Tibet-Les Enfants de l’Espoir .

Notre amie et ma presque soeur, Phurbu Dolma, nous a quittés, ce 3 avril dernier. Ce fut un choc pour tous, et pour moi qui fus si proche d’elle au fil de toutes ces années d’amitié, de partage et d’affection.

Phurbu et Gis — La transmission
Phurbu et Gis — La transmission
Je mesure aujourd’hui toute la place qu’elle prenait, toute l’importance qu’elle avait pour moi, pour nous tous, et au coeur de son association, qu’elle avait créée en 2006. Son absence laisse un vide incommensurable. Elle avait donné le ton, cette note si particulière à l’association, celle de laisser parler son coeur en toutes circonstances. Privilégiant le contact à chaque occasion, elle avait ce charme tibétain qui ne manquait jamais de toucher celles et ceux qu’elle rencontrait.

Malgré la tristesse qui m’envahit à sa pensée, je me sens prête à assumer, à sa suite, cette nouvelle responsabilité. La tâche est de grande ampleur et il m’importe de rester dans son sillage, d’être fidèle à sa vision des choses. Ma mémoire affective me sera d’un grand secours, et j’aurai besoin d’aide, afin de mener au mieux les événements culturels, les actions de parrainage, les soutiens aux projets qui nous seront proposés. La cause tibétaine est une cause noble et juste qui trouve écho en chacun de nous, nous qui gravitions toujours autour de Phurbu. En sa mémoire, nous continuerons à porter haut les couleurs du Tibet.

A ses côtés depuis le début, je partageais les valeurs qu’elle défendait et qui reflétaient la belle philosophie dont elle était issue. Phurbu m’a appris son pays, sa culture, ses traditions ; elle m’a confié son sentiment de Tibétaine, face à la souffrance de son peuple. Forte de cette richesse dont elle m’a gratifiée, je ne puis que continuer le chemin qu’elle a tracé, suivre la voie qu’elle a ouverte, et me rendre sur le terrain chaque fois qu’il me sera possible de le faire.

Avec l’espoir qu’un jour Sa Sainteté le Dalaï Lama rentre au Tibet pour que nous puissions réaliser le rêve de Phurbu : servir son peuple au Tibet même. Il sera alors temps de plus encore décupler la belle énergie que son départ a provoqué en moi, tandis qu’elle suit le chemin qui est le sien, que je ne connais pas.

Tibet – Les Enfants de l’Espoir résonne plus que jamais de l’empreinte de sa créatrice. Puissions- nous être dignes de sa personnalité et de ses valeurs, pour que l’association reste à jamais celle de Phurbu, notre amie, ma soeur de coeur, et que nous servions ainsi le Tibet et sa cause, dont la philosophie est l’une des plus grandes merveilles de notre monde. ”