L’exil…

L’exil…

photo de la fuite du Dalaï Lama, à dos de cheval, 17 mars 1959
17 mars 1959 : fuite du Dalaï Lama à dos de cheval

Lors de l’arrivée en exil en Inde de Sa Sainteté le Dalai Lama, au début avril 1959, la première urgence à ses yeux fut d’éduquer les enfants. Il chargea sa sœur aînée Tsering Dolma La, de s’occuper des enfants et de mettre en place des cours, afin que les petits et les plus grands puissent apprendre à lire, à écrire, à compter.

A cette époque, il n’y avait rien à Dharamsala. Le village était une bourgade fantôme, livrée à elle-même, sans commerce ni habitation. Il fallait tout construire.

Mrs Tsering Dolma Taklha, sœur aînée de Sa Sainteté le Dalaï Lama avec les premiers enfants arrivés.
Mrs Tsering Dolma Taklha, sœur aînée de Sa Sainteté le Dalaï Lama avec les premiers enfants arrivés.

Tsering Dolma La donna autant qu’elle put le faire. Les écoles étant inexistantes, les cours étaient donnés en pleine nature. Les Tibétains, aidés des Indiens, construisirent des bâtiments pour abriter les petits, afin qu’ils aient aussi un toit pour dormir. Pendant que les parents construisaient des routes à flanc de montagne, les enfants n’étaient pas livrés à eux-mêmes.

 

L’engagement de Tsering Dolma La fut tel, qu’elle en négligea sa santé et que, malade, elle dût être hospitalisée de toute urgence, quatre ans plus tard. Malheureusement, elle décéda rapidement. C’est sa jeune sœur, Jetsun Pema la, qui pris le relais à la demande de son frère, le Dalai Lama.

Jetsun Pema La (notre présidente d'Honneur)
Jetsun Pema La (notre présidente d’Honneur) prend la relève de sa soeur.

A l’instar de sa sœur, Jetsun Pema la travailla sans relâche, et prit contact avec des amis qu’elle s’était faits lorsqu’elle étudiait à Darjeeling et Kalimpong, ainsi qu’en Suisse et en Angleterre. Certains vinrent l’aider sur le terrain, d’autres envoyèrent de l’argent afin que les enfants puissent être parrainés tout au long de leur scolarité.

En parrallèle, en Occident, des associations se créèrent pour soutenir la cause tibétaine et de plus en plus d’enfants purent aller à l’école grâce au soutien financier de leur parrain. C’est ainsi que la Nursery, ainsi appelée par Tsering Dolma la lors de l’arrivée en exil en 1959, devint le Tibetan Children’s Village (TCV), sous la bienveillance de Jetsun Pema La.

Au fil des années, les Tibétains construisirent des routes, des maisons, des écoles, à la fois dans le nord et dans le sud de l’Inde, et ceci, grâce au soutien de l’Inde et des nombreux donateurs du monde occidental.

TCV de Dharamsala
TCV de Dharamsala

Aujourd’hui, la réputation du Tibetan Children’s Village n’est plus à faire. Dispensant une éducation de haute qualité, il permet aux enfants et aux jeunes de concrétiser leur avenir en leur donnant la possibilité de faire des études pour avoir un métier. Les enfants reçoivent une éducation moderne, mais l’accent mis sur les traditions ancestrales et la philosophie d’amour et de bienveillance portée par le bouddhisme est aussi au cœur de l’éducation. Les enfants sont encore accueillis dans d’autres écoles tibétaines hors contexte TCV, dans des centres de formation professionnelle dépendant du TCV, à l’université tibétaine de Bangalore, en Inde du sud (Dalai Lama Institute for Higher Education).

Nous conseillons vivement à nos parrains et donateurs de se rendre sur place, s’ils le peuvent. Les échanges sont toujours riches d’émotions et personne n’en revient indemne. La reconnaissance des enfants et de leurs parents, celle des responsables administratifs envers les parrains et les donateurs engendrent toujours de grandes joies, et provoquent une générosité de cœur inimaginable.

Le Tibet a besoin de nous, et nous avons besoin du Tibet.

Si la cause tibétaine n’a que peu d’écho auprès des médias, nous avons le devoir de nous inquiéter de la pérennité de la culture et de l’identité tibétaines.

Alors, aidez-nous à sauver le Tibet !